Du
rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du
premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début
de notre ère, l'Égypte antique a été le théâtre
d'événements majeurs qui ont marqué l'esprit et la culture
d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée
et d'Asie mineure. [ Retour
sur l'article principal: Découverte de l'astrologie de l'Egypte
Antique ]
C'est à la fin du néolithique que les tribus égyptiennes
commencent leur rassemblement pour aboutir à la constitution de deux
royaumes distincts mais étroitement liés. On attribue généralement
au royaume du Sud l'unification du pays et l'établissement des institutions
pharaoniques.
L'histoire de l'Égypte antique se caractérise
par l’incroyable
longévité d’institutions mises en place à l’aube
de l’histoire, qui, bien que n’étant pas restées
figées, ont résisté aux périodes les plus troublées.
Au centre de ces institutions se trouve le pharaon, roi et seul intermédiaire
entre les hommes et les dieux, garant de l’ordre contre le chaos, représenté par
les ennemis extérieurs (envahisseurs) et intérieurs (désordre
social).
L'histoire de l'Égypte antique, se divise en plusieurs périodes
:
La Période prédynastique
Cette période, encore assez méconnue, représente les
temps qui précédèrent l’unification du pays et l’établissement
des institutions pharaoniques. Elle commence par la sédentarisation
des peuples des bords du Nil et l'apparition de l'agriculture et de l'élevage à la
fin du néolithique.
Elle s'étend sur une période de 2000 ans, allant des environs
de 5000 à 3000 avant notre ère et est subdivisée en trois époques
:
* L'époque badarienne (5000 à 4000 avant notre ère)
* L'époque amratienne (4000 à 3500 avant notre ère)
* L'époque gerzéenne (3500 à 3000 avant notre ère)
C'est au cours de cette dernière époque qu'apparut l'écriture
en Égypte sous la forme de hiéroglyphes archaïques et uniquement
figuratifs.
Durant la fin de la période prédynastique, l'Égypte était
divisée en deux royaumes: un roi pour le Nord et un pour le Sud. Les
rois du Sud (à l'origine de l'unification) avaient pour capitale Hiéraconpolis.
C'est d'ailleurs sur ce site (dont il ne subsiste que quelques ruines) que
l'on a découvert les quelques textes (gravés sur des objets)
qui nous ont permis d'en apprendre un peu plus sur cette période.
La période prédynastique, se termine, comme son nom l'indique, à la
création de la première dynastie pharaonique. Elle survient avec
l'unification du pays par Narmer. On donne parfois le nom de « dynastie
0 » aux rois qui se sont succédé jusqu'à Narmer
aux alentours de 3100 à 3000 avant notre ère.
La Période de L'Ancien empire
L’Ancien empire égyptien est considéré par beaucoup,
comme l’âge d’or de la civilisation pharaonique.
La centralisation amorcée sous les dynasties thinites, va permettre
des développements artistiques et architecturaux, tandis que se sont
regroupées autour du roi toutes les ressources du pays.
L’Ancien empire couvre une période allant des environs de 2700 à 2200
avant notre ère et est formé de quatre dynasties :
* IIIe dynastie (2700 à 2620)
* IVe dynastie (2620 à 2508)
* Ve dynastie (2508 à 2350)
* VIe dynastie (2350 à 2200)
Après l’unification du pays, l’Ancien Empire est le sommet
de la déification du roi. C’est l’époque de la construction
des grandes pyramides. L’Ancien Empire commence après les deux
premières dynasties qui sont qualifiées de thinites par Manéthon
car elles proviennent probablement de la ville de Thinis. Il s’achève à la
fin de la VIe dynastie.
C’est l’époque des premières pyramides. D’abord
la pyramide à degrés à Saqqarah sous le règne du
pharaon Djoser, puis des trois pyramides de Snéfrou (pyramide à degrés
de Meïdoum, pyramide dite rhomboïdale et pyramide parfaite de Dachour)
et enfin les pyramides monumentales du plateau de Gîza (celle de Khéops,
Khéphren et Mykherinos).
Il s’agit aussi d’une période d’expansion territoriale
avec vers 2650 avant notre ère la conquête du Sinaï par Djoser
et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi Ier. Une autre
pyramide, datant du dernier roi de la Ve dynastie, est connue à cause
des premiers textes religieux, les Textes des Pyramides que Gaston Maspero
y a trouvés : celle d'Ounas.
On considère cette période comme une période de fermeture
sur l’extérieur mais qui n’empêchera pas les égyptiens
de se développer d’eux-mêmes. Les nobles et les notables
sont enterrés dans des mastabas, et l’on y voit un art raffiné,
sans toutefois égaler celui du Nouvel empire. La capitale est à Memphis
et le dieu impérial est Ptah, mais aussi le dieu soleil Rê, auquel
les pharaons s’identifient lors de sa course quotidienne et son combat
contre les forces destructrices de la nuit. Les rois sont enterrés surtout à Saqqarah
et en Abydos, cité sainte d’Ounnéfer-Osiris. Des temples
solaires, « les demeures des millions d’années »,
sont édifiés pour rendre hommage aux rois en adorant son Ka durant
et après sa vie. Vers 2350 avant notre ère, apparaissent les
premières traces des textes des pyramides à Saqqarah sous le
règne du roi Ounas.
Cette période est marquée par la montée en puissance
des nomarques et princes locaux par rapport au pouvoir central usé,
entre autres, par le long règne de Pépi II. Commence alors une
période de décadence qui mènera l’Égypte,
après le règne de la mystérieuse pharaonne Nitokris, à la
Ire période intermédiaire. L’invasion du Delta par un peuple
asiatique marquera la fin de l’Ancien empire
La Première période intermédiaire
La première période intermédiaire, bien que d’une
durée relativement courte (-2181 à -2160 av. J.-C.) a vu passer
15 rois en deux dynasties (VIIe et VIIIe). Elle aura des conséquences
importantes sur la conception religieuse, et sur la nature du pouvoir royal.
La Première période intermédiaire (environ 2180 à 2040
avant J.-C.) est cette partie de l’histoire de l’Égypte
antique se situant entre l’Ancien Empire et le Moyen Empire. On lui attribue
généralement les Dynasties VII à X.
Cette période est caractérisée par l’effacement
de l’importance du roi sur la scène politique au profit des nomarques,
chefs de provinces (nomes), originalement désignés par le souverain,
mais devenus héréditaires avec le temps. Le pouvoir et le prestige
du souverain égyptien n'atteindra plus jamais le niveau de l’Ancien
Empire. Ce gain de pouvoir de ces élites locales se serait surtout fait
sous le long règne du roi Pépi II, qui aurait duré 94
ans, dont la vieillesse l’empêchait de contrôler le pays
adéquatement. Vint ensuite le règne de son fils Mérenrê II,
qui dura à peine un an, vite remplacé par la femme de celui-ci,
la reine Nitocris. Ce règne d’une femme a sûrement porté un
coup à la crédibilité du divin roi, permettant aux dynasties
solidement implantées dans les nomes de diriger personnellement leurs
régions.
La période du Moyen empire
Le Moyen empire commence sous le règne de Montouhotep, mais beaucoup
considèrent qu’il démarre sous celui de Montouhotep II,
en 2060 av. J.-C., sous la XIe dynastie. La dynastie suivante va produire des
rois très célèbres. Les Sésostris (le plus célèbre
demeurant Sésostris Ier, nommé en réalité Khéperkarê Senousret)
et les Amenemhat (dont le fort connu Amenemhat III). À la fin de la
XIe dynastie commencera la seconde période intermédiaire.
Le Moyen empire couvre une période allant des environs de 2033 à 1710
avant notre ère et est formé de quatre dynasties :
* XIe dynastie (2106 à 1963 avant notre ère) Ce n'est que sous
Montouhotep II, vers 2033 av. J.-C., lorsque le pays est réunifié,
qu'on considère que la première période intermédiaire
prend fin et, par voie de conséquence, que débute le Moyen Empire.
* XIIe dynastie (1963 à 1786 avant notre ère)
* XIIIe dynastie (1786 à 1725 avant notre ère)
* XIVe dynastie (1675 à 1630 avant notre ère)
C'est une période prospère. La capitale principale est souvent
Thèbes (puis à Itshtaouy), d'où sont originaires les rois,
dont Montouhotep II, qui réunifia le pays.
Le dieu impérial de l'époque est Montou, le faucon belliqueux
adoré à Erment et à Thèbes, mais aussi Amon. La
première construction thébaine à lieu sur la rive ouest
de Thèbes, avec le temple funéraire de Montouhotep II qui bâtit
son temple funéraire dans le cirque rocheux de Deir el-Bahari.
C'est une période ouverte sur le Moyen-Orient, et de nombreuses expéditions
y sont envoyées. Les principaux souverains sont les Sésostris
et les Amenemhat.
Dans cette époque sont construites les
fondations de Karnak, par Sésostris.
Mais les rois du Nouvel empire détruiront celles-ci pour construire
la Karnak actuelle.
La Deuxième période intermédiaire
Période d'occupation du pays par les
Hyksos.
La Deuxième période intermédiaire est une période
d'instabilité dans l'histoire de l'Égypte antique qui se situe
entre le Moyen empire et le Nouvel empire.
Progressivement, avec l'affaiblissement du pouvoir central, que les pharaons
perdent du terrain.
Ainsi la XVe dynastie sera formée par les Hyksos (qui signifie « chefs
des pays étrangers ») dont on ignore l'origine exacte mais qui
devaient être, soit un peuple du moyen orient, soit une coalition des
peuples qui avaient immigré dans le Delta depuis le Moyen empire. Le
souverain Hyksos, Salitis s'empare d'une grande partie du pays, grâce
notamment à leur avance technologique en matière d'armement que
représente la cavalerie, la charrie, les cuirasses ou encore, les cimeterres.
Toutes les provinces font allégeance aux souverains Hyksos. Même
Thèbes, qui sera plus tard le foyer de la rebellion, semble s'y plier.
Les XIIIe et XIVe dynastie ne s'éteigne pas pour autant, mais perdent
une part de leurs autonomies.
La situation restera figé jusqu'au règne de Taà Ier et
de son concurrent Hyksos, Apophis. C'est en effet au cours de leurs règnes
qu'une longue guerre de libération s'est engagée. Elle serra
poursuivi par Taà II, puis Kamosé qui repoussera la frontière
Nord de son royaume jusqu'au delta du Nil. Elle sera achevée par Amhosé qui
en plus de chasser les Hyksos jusqu'en Asie mineure, se rendra également
maître de la Nubie, mettant fin à la XVe dynastie Hyksos et au
royaume Kouchite de Bouhen (où il installera une importante garnison).
Avec lui s'ouvre la XVIIIe dynastie et le Nouvel empire.
La période du Nouvel empire
Le Nouvel empire est considéré comme la période la plus
prospère de toute l'histoire égyptienne. C'est une période
de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de
cinq siècles.
L'initiateur en est Ahmosis, premier roi de cette époque. Chasseur des
Hyksôs (Indo-européens), il va mettre en place les fondations
du Nouvel empire en compagnie de sa mère Ahotep et de son épouse
Ahmès-Néfertari. Le Nouvel empire couvre une période allant
des environs 1500 à 1000 avant notre ère et est formé de
trois dynasties : XVIIIe (1552 à 1292), XIXe (1292 à 1186) et
XXe (1186 à 1069).
C'est une période se caractérise par un renouveau culturel et
artistique, dont l'apogée sera la période amarnienne, qui s'explique
en partie par l'ouverte du pays vers le monde extérieur, comme l'Asie
mineure, la Crète ou le Hatti. C'est de cette époque que nous
viennent certains des plus beaux témoignages architecturaux (temple
de Louqsor, tombe de Séthi I, Ramesséum, Abou Simbel, etc.).
Le Nouvel empire couvre une période allant des environs de environ
1500 à 1000 avant notre ère et est formé de trois dynasties
:
* XVIIIe dynastie (1552 à 1292 avant notre ère)
;
* XIXe dynastie (1292 à 1186 avant notre ère) ;
* XXe dynastie (1186 à 1069 avant notre ère) ;
Parmi les personnages illustres de cette époque,
il faut retenir les noms de :
* Amenhotep ;
* Thoutmosis ;
* Hatchepsout ;
* Akhénaton ;
* Toutânkhamon ;
* Horemheb ;
* Ramsès ;
* Séthi ;
* Taousert ;
* Sethnakht ;
C'est une période très ouverte vers le monde extérieur,
comme la Crète, le Hatti (ennemi un certain temps), etc.
C'est de cette époque que nous viennent les plus beaux témoignages
architecturaux (temple de Louqsor, tombe de Séthi I, Ramesséum,
Abou Simbel, etc.)
C'est pour nous la période la plus connue de l'histoire égyptienne
: expansion territoriale, et surtout beaucoup de personnalités connues.
Ainsi, l'Égypte avait acquis une sorte de réputation mondiale.
Cependant, les territoires au-delà de la vallée du Nil n'était
pas bien contrôlés (notamment les principautés palestiniennes
qui, bien que contrôlées par un conseiller égyptien, restait
sous la domination des populations autochtones). De nombreux témoignages
montrent que l'Égypte souhaitait quand même dominer le monde «jusqu'à ses
limites », cela restant utopique, surtout quand on sait que l'Égypte
n'a jamais su pacifier la région de la Syrie septentrionale et centrale
où il rivalisèrent d'abord avec les princes du royaume du Mitanni
puis avec les Hittites.
La politique intérieure au début de nouvel empire est basée
sur l'importance de la famille royale au sein du culte divin.
Les différents pharaons de cette époque ont marqué par
leur politique la civilisation de l'Egypte. En voici certains des plus célébres.
Hatchepsout et Thoutmosis III
A la mort de Thoutmosis II, c'est le fils d'une épouse secondaire,
Thoutmosis III, qui monte sur le trône. En raison de son jeune âge,
la régence revint à sa tante et belle-mère, Hatchepsout,
fille de Thoutmosis Ier et épouse de Thoutmosis II. Hatchepsout s'imposa
au niveau politique. Elle dressa de nombreux obélisques dans le temple
de Karnak et construisit un magnifique temple funéraire sur la rive
Ouest de Thèbes, au lieu-dit Deir el-Bahari. Dans ce temple, on peut
voir des scènes de théogamie, où est relatée la
naissance divine du pharaon.
L'histoire retiendra une Hatchepsout pacifique
et un Thoutmosis III belliqueux et parfois même un peu trop énergique : au cours d'une chasse
de cent vingt éléphants dans une plaine de l'Oronte, le roi avait
fait une démonstration personnelle de son audace, mais un officier avait
dut intervenir pour le tirer d'une situation périlleuse.
Akhénaton, l'hérétique
Amenophis IV, fils d'Amenophis III et de Tiyi, épousa Nefertiti, d'origine étrangère.
Six ans après son couronnement, il remplace le culte d'Amon par celui
du dieu solaire. C'est à partir de l'an V du règne d'Akhenaton
que la reine mère ainsi que la cour au complet déménagea
pour le palais de l'actuelle Tell el-Armana, en Moyenne-Égypte. Akhetaton
(«horizon d'Aton ») était le nom de cette ville, destinée à la
fonction de capitale. En changeant de capitale, il changea son nom pour être
plus connu sous le nom d'Akhenaton, probablement par provocation aux règles
religieuses précédentes ; il centralisa le culte solaire au palais
royal avec le temple du palais d'Aton et un temple funéraire, et sa
tombe fut volontairement édifiée loin de celles des fonctionnaires
de la cour dans le désert oriental.
En architecture comme en sculpture on note de profondes modifications, ainsi
souvent on représente Akhenaton par des statues relativement laides
au niveau de l'expression, ceci étant dû à la modification
des canons artistiques, et non forcément la réalité physique.
Akhenaton mourut sans successeur, on abrogea
rapidement ses réformes
et Amon retrouva sa place à Karnak. Le gouvernement revint à Memphis,
quittant Akhetaton, et la tombe du successeur d'Akhenaton fut construite comme à l'habitude à Thèbes.
Ramses II
C'est le successeur de Sethi Ier fut un guerrier.
IL rentra en guerre contre le roi Hittite, lors de la bataille de Qadesh où il
n'i au aucun vainquer véritable. Cette bataille marque cependant un
tournant dans l'histoire des relations entre l'Égypte et le Proche-Orient
: le roi Hittite, ayant des problèmes de politiques interne, de famines
et d'épidémies, convint avec le pharaon qu'une victoire totale
n'était pas possible et signa un accord de paix. Plus tard, Ramses II épousa
une princesse hittite.
Ramses mourut à quatre-vingt-dix ans, après un règne
bien occupé. Hormis les victoires, il fit des nombreux sanctuaires portant
son nom dans tous les centres d'habitation du pays, souvent grâce à l'or
obtenu par l'exploitation intensive de l'or nubien. Parmi ses quatre-vingt-dix
enfants, Khâemouaset, un de ses fils, eut la tâche de réintroduire
les anciens cultes et certaines de ses filles occupaient la fonction de Grande
Epouse royale. Malgré cet apogée apparent, l'édification
des temples, les victoires successives cachent une entrée dans une crise économique
dévastatrice pour l'Égypte.
Après le règne de celui-ci, la Haute-Égypte fut déchirée
par une guerre civile nord-sud, et la situation se dégrada sous le règne
de Ramses III.
La troisième période intermédiaire
c'est une Période de domination syrienne
et perse.
A la fin de la XIXe dynastie, Ramsès XI (1098-1069)a perdu tout pouvoir
et le pays se divise : à partir de 1080 environ, Hérihor, grand
prêtre d'Amon à Thèbes, devient une sorte de pseudo-pharaon, à Thèbes
alors que Ramsès XI dirige le nord du pays.
Pendant ce XIe siècle, des tribus libyennes, les "Machaouach",
s'infiltrent en Egypte et forment des chefferies dans l'ouest du delta.
La division du pays, les guerres intestines,
affaiblissent profondément
l'Égypte. Les Assyriens en profitent et, en 667, Assurbanipal impose
sa suzeraineté aux roitelets égyptiens. C'est hélas le
début d'une longue série d'invasions qui se poursuivront, après
la fin de la « 3e période intermédiaire », tout au
long de la Basse Époque. Ainsi peut-on dire que la décadence
de l'empire égyptien a commencé dès la fin de la XXe dynastie
et du règne des Ramessides.
La période de la Basse époque
La Basse époque se caractérise par des prises de pouvoir successives
de souverains étrangers entrecoupée de courtes périodes
d’indépendances. Ces souverains, bien que de cultures très
différentes, s’adapteront tous au modèle égyptien
et respecteront ses valeurs fondamentales. Ils se feront en effet proclamer
pharaon (sauf durant la période perse) et choisiront une titulature
royale calquée sur celles des anciens rois, certains cherchant même à retourner
vers un archaïsme architectural et lyrique tout droit issu de l’Ancien
et du Moyen empire.
La Basse époque commence par la réunification du pays par Piankhy
qui inaugure la Période éthiopienne. Elle perdra le contrôle
du pays après l’invasion assyrienne qui laissera de profondes
blessures dans l’esprit des égyptiens, les assyriens pilleront
en effet des temples et brûleront certaines villes. Ne pouvant gérer
le pays, ils favoriseront la dynastie saïte d’origine libyenne.
Par la suite, l’Égypte deviendra une province, d’abord de
l’empire perse, des grecs, puis des romains avec entre chaque, de courtes
périodes d’indépendances.
L'art et la religion sont également fortement marqués par la
double influence de l'extérieur et la tendance a l'archaïsme. C'est
ainsi que l'on voit apparaître de nouveaux thèmes dans les décorations
ainsi que des divinités hybrides (Bastet en oiseau avec une tête
de chat, la divinité Toutou, etc.). La vénération des
temps glorieux (et lointains) entraîne la divinisation de plusieurs grandes
figures de l'histoire égyptienne comme Imhotep, Amenhotep fils de Hapou
ou encore Horemheb. Du côté religieux, le culte des animaux (comme
le taureau Apis) gagne en popularité : le Serapeum de Memphis est agrandi
pour que les fidèles affluent. Saqqarah devient un centre religieux
important (notamment les nécropoles d'animaux). Le culte d'Osiris et
d'Isis se développe considérablement, la raison de ce vif succès
est certainement la souffrance endurée par les Égyptiens lors
des occupations: le dieu n'a-t-il pas été assassiné par
son frère et sa malheureuse épouse éplorée ?
La période de la fin de la civilisation
La fin de l'histoire égyptienne varie en fonction du point de vue adopté.
Elle prend fin :
* d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome,
Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant notre ère;
* d'un point de vue culturel, à la conversion du dernier temple égyptien
en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de notre ère.
* d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone,
Nectanébo II en 343 avant notre ère;
Après cette breve histiore de cette riche
civilisation de l'Egypte antique, voyons d'autres aspects de cette periode.
La géographie de l'Egypte antique
:
La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de
vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte
contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique
dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques
oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste
est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert
Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte
antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne.
Ainsi, dans l'Ancien empire, le pays est délimité au nord par
la méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil,
a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et
le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était
découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient
gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques.
L'agriculture dans l'Egypte antique :
Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens
de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient
les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent
le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux
manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient
devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort.
L' organisation politique dans l'Egypte antique :
L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le
pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des
armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte.
En effet, pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre
la règle de Maât sur la terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie
entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple,
contribuant ainsi à assurer son éternité.
L'art dans l'Egypte antique :
L'Art de l'Égypte antique est caractérisée par une idée
d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes
simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires,
verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions
correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale,
religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple
de leur rôle dans la société : les plus importants étaient
les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon
est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes;
et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés
plus ou moins puissants.
La Mythologie dans l'Egypte antique :
Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter
tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de
leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle
de cycle :
* le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
* le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être
source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue),
* le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts.
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