Les Celtes se constituent en fait en une multitudes de tribus ayant chacune
des coutumes, des lois et des rites différents.
Ce sont les romains, au travers notamment de
Jules César, qui nous
ont le plus décrit leur us et coutumes. Ils étaient sur tout
célèbres pour leur caractère sanguin, leur grande valeur
guerrière, leurs perpétuelles luttes intestines et leur mystérieuse
religion, représentée par les druides.
Pourtant ce ne sont pas les peuples sanguinaires et destructeurs que l’on
a pu décrire, c’étaient au contraire des peuples très
cultivés qui ont développés une culture artistique de
très haut niveau, qui est reconnue aujourd’hui à sa juste
valeur.
Qui sont les Celtes ? :
On
regroupe sous le nom de Celtes, les Scordisques (Celtes danubiens), les Celtibères (Celtes d'Ibérie, c'est-à-dire d'Espagne) les
Bretons (Celtes de Grande-Bretagne), les Gaulois (y compris les Belges), les
Gallois du haut Moyen Âge, les Celtes d'Irlande ou encore, les Galates
d'Asie mineure.
La maîtrise de la métallurgie, qui leur apportera une grande
supériorité militaire et matérielle, et la langue constituent
le plus sûr indice d'appartenance au monde celtique.
Un peu d’histoire
:
Les origines
D’après les sources les plus anciennes, les Celtes, habitaient
les régions qui vont des colonnes d'Hercule jusqu'au Danube, c'est-à-dire à peu
de choses près l'Espagne, la France, le nord de l'Italie, l'Allemagne
et l'Autriche (où la présence de populations à caractère
celtique est attestée).
Les ancêtres des Celtes font certainement partis des premiers Indo-européens à avoir
remonté le Danube et peuplé la région alpine. Ces peuplades
préhistoriques occupèrent durablement toute la partie occidentale
de l'Europe, de l'Écosse au Nord jusqu'à l'Espagne au sud, et
des Balkans à l'Est jusqu'à l'Irlande à l'ouest.
L’histoire des
Celtes
L'histoire
des Celtes est marquée par une succession de conquêtes
spectaculaires (jusqu'au IIe siècle av. J.-C.) qui les menèrent
jusqu'en Asie Mineure, puis par une suite de défaites qui les cantonna
aux seules îles britanniques et à l'Irlande, après la guerre
des Gaules de -58 à -51 avant notre ère.
C'est certainement leur incapacité à s'unir et à fonder
des entités politiques plus vastes que la cité ou la confédération
de peuples qui les a perdus : il semble qu'à l'instar des Grecs archaïques,
les Celtes eussent horreur du centralisme et ne connussent que des alliances
temporaires.
Il y a 2 grandes périodes qui ont marqué l’histoire
des Celtes :
La culture de Hallstatt
ou premier âge
du fer :
Vers -900 à -800, une innovation technologique considérable vient
bouleverser une civilisation relativement stable : la métallurgie du
fer. Les débuts de cette métallurgie sont connus dans le sud
de l'Allemagne, l'Autriche et l'est de la France : ils semblent associés à l'émergence
d'une aristocratie guerrière dont le prestige repose sur l'usage de
l'épée et sur la possession d'attelages d'apparat (les premiers
chars celtiques). Il faut moins de cent ans pour que ces technologies soient
connues dans l'ensemble du monde celtique, preuve d'une grande cohésion
de l'ensemble dès cette époque.
Si la prospérité économique initiale du premier âge
du fer, période qui semble avoir été relativement stable
sur le plan politique, repose sur un axe commercial nord-sud, situé à l'est
des Alpes et reliant la Méditerranée à la Baltique (route
du commerce de l'ambre), des changements surviennent dès les VIIIe-VIIe
siècles avant notre ère.
Vers -700/-600, en effet, les inhumations sous
tumulus réapparaissent,
sans doute liées à des changements religieux qui traduisent une
dégradation économique. Les centres économiques originels
du premier âge du fer connaissent à la même période
un déclin au profit de nouveaux centres secondaires. Le site de Hallstatt
est brûlé et ne sera plus réoccupé ; simultanément,
la multiplication de petits oppida (latin sing. oppidum : un lieu élevé (colline
ou montagne) dont les défenses naturelles ont été renforcées
par la main de l'homme) traduisent un état d'insécurité corrélatif à un émiettement
de l'autorité politique. Des mouvements de peuples sont alors attestés
par les sources grecques : c'est à cette époque qu'est utilisé pour
la première fois le terme keltoi (celtes) pour désigner les peuplades
résidant au nord des Alpes.
La culture laténienne ou deuxième âge
du fer :
Vers -400, débute en Europe continentale une nouvelle période,
appelée le deuxième âge du fer. Elle est caractérisée
par une nouvelle civilisation qui doit son nom à un site remarquable
: celui de La Tène découvert sous les eaux du lac de Neuchâtel,
en Suisse. Au même moment, des peuples celtiques se mettent en route à travers
toute l'Europe et bouleversent le monde antique.
La religion Celte :
Si
des clairières ou des sources ont fait l'objet d'un culte, si des
ensembles mégalithiques, tels Carnac ou Stonehenge ont pu être
réutilisés par les druides à cet effet, il paraît
aujourd'hui certain que les Celtes disposaient non seulement d'un clergé hiérarchisé,
mais aussi de sanctuaires qui ont pu jouer le rôle de véritables
temples.
L’immortalité de l’âme était une des croyances
des anciens Celtes, ce qui explique peut-être les témoignages
sur leur vaillance et leur intrépidité au combat, puisque la
peur de la mort était absente. En revanche, la notion de la réincarnation
doit être écartée de leur religion, cette suggestion étant
due à des lectures erronées.
Les Celtes croyaient également en un au-delà. Dans la tradition
irlandaise transmise à l'époque chrétienne, le Sidh désigne
l'Autre Monde celtique, il se situe à l’ouest, au-delà de
l’horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans
les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de
cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres.
C’est le séjour des Tuatha De Danann.
L’année celtique était rythmée par quatre grandes
fêtes religieuses au caractère obligatoire, dont deux majeures
: Samain au 1er novembre et Beltaine au 1er mai, et deux de moindre importance
: Imbolc le 1er février et Lugnasad le 1er août.
Les Celtes devaient avoir un panthéon au moins aussi développé que
celui des Grecs et des Romains (près de quatre-cent figures de divinités
celtiques sont recensées), mais rien n'indique que ce panthéon
ait été homogène sur l'ensemble du domaine celtique, ni
qu'il ait possédé une structure unique.
Les auteurs latins et grecs citent quelques divinités gauloises : Epona,
Taranis, Esus et Lug sont ainsi connus
Druidisme
On ne peut pas parler de religion celte sans faire un chapitre particulier
sur le Druidisme.
À l'époque précédant la conquête romaine
de la Gaule, et, semble-t-il, par la suite dans les îles, la caractéristique
majeure de la pratique religieuse des anciens Celtes est le druidisme. Le mot
druide qui est spécifiquement celtique provient de « dru-wid-es » qui
signifie « très savants ».
L'existence du clergé druidique est attestée chez plusieurs
auteurs antiques, Il avait en charge la célébration des cérémonies
sacrées et des rites cultuels : lui seul avait le droit de pratiquer
les sacrifices, parfois humains, mais plus généralement d'animaux
ou symboliques (comme l'attestent les ex-voto en bois inventés aux sources
de la Seine). C'est d'ailleurs la pratique des sacrifices humains qui servit
de prétexte à l'interdiction des druides sous l'Empereur Tibère
(ou Claude pour certains historiens).
Les autres prérogatives des druides comprenaient logiquement l’enseignement,
la diplomatie, l’histoire, la généalogie, la toponymie,
la magie, la médecine et la divination. Le druide, grâce à son
savoir (dont l'acquisition pouvait nécessiter vingt ans d’études,
selon César) et grâce à sa maîtrise des pratiques
magiques, était un intermédiaire entre les dieux et les hommes.
Le druide avait aussi un rôle de conseiller politique auprès
du roi avec lequel il a pu former un binôme dans lequel le roi exerçait
la souveraineté sous l’inspiration du druide. Le druide Diviciacos,
contemporain de Cicéron et directement à l'origine de la conquête
romaine de la Gaule, apparaît notamment comme le chef politique des Éduens.
À tous égards, le druide était le personnage prédominant
de la société celtique, à la fois ministre du culte, philosophe,
gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller
militaire du roi et de la classe guerrière. Il est également
possible que toute la vie des Celtes ait été sous le contrôle
des druides à certaines périodes.
Aussi, on peut penser que les druides ont joué un rôle fondateur
pour l'ensemble de la civilisation celtique et pour le règlement de
l’ensemble de la société celte.
Sans entrer dans les spécifications de la classe sacerdotale, trois
types de « professions » à caractère religieux sont
connus dans le monde celte :
** Le druide qui désigne tout membre de la classe sacerdotale, dont
les domaines d’attribution sont la religion, le sacrifice, la justice,
l’enseignement, la poésie, la divination, etc. ;
** Le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée,
son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme ;
** Le vate est un devin, il s’occupe plus particulièrement du
culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette
fonction de prophétie.
La société Celte
:
La gens des peuples indo-européens constitue la base de la société celte.
En d'autres termes, tout comme à Rome et en Grèce, ce sont des
familles au sens large du terme qui forment ensemble un tuath, un clan.
Cette famille, ou fine pour les Gaëls, a le même sens que familias
en latin et inclut tous les parents jusqu'au neuvième degré.
Au-delà du neuvième degré, une autre famille est constituée
et les biens auparavant communs doivent être partagés.
Le clan (par exemple, le clan écossais), ou tribu, appelé tuath
en Irlande, est la cellule politique de base qui regroupe toute la hiérarchie
sociale, du chef, ou roi, jusqu'au esclaves et biens communs. Le clan était
un tout et pouvait tout régler de lui-même. Donc, si en apparence
les Celtes n'avaient pas d'unité politique, c'est qu'ils n'avaient jamais
eu de besoin d'unification au-delà du clan.
Ce qui ne les empêchèrent pas de développer des villes.
En effet, les objets et les structures livrés par les nombreux oppida
(véritables villes fortifiées comme à Entremont, près
d'Aix-en-Provence ou à Bibracte, la capitale des Éduens) ont
mené à la conclusion que les Celtes avaient progressivement développé,
jusqu'à la veille de la conquête romaine, une civilisation complexe,
qui n'ignorait plus l'urbanisme
Les mœurs des
Celtes :
Les sagas du Moyen Âge irlandais, et les descriptions des Grecs anciens,
nous renseignent sur des traits de civilisation: les Celtes sont festifs, prompts à s'emporter,
bagarreurs et superstitieux.
Ainsi, selon Appien (VII.), les Celtes sont
intempérants et se gorgent
de bière ; cela rend leurs chairs flasques. Pour Strabon (IV. IV, 2.),
les Gaulois sont irascibles, prompts à la bataille et querelleurs (IV,
6.) etc. Ces traits de caractère, bien évidemment, relèvent
en majorité de la vision qu'avaient les Latins des Celtes.
L' Art Celte
Les Celtes n'ayant laissé que très peu de traces écrites
de leur civilisation, celle-ci nous est avant tout connue grâce leur
art, largement redécouvert durant la deuxième moitié du
XXe siècle.
L'art des Celtes présente une grande diversité selon les époques
et les régions considérées. Il n'est pas, non plus, exempt
d'influences extérieures : étrusque, grecque, scythique, puis
latine, et enfin germanique et chrétienne.
Toutefois, une caractéristique majeure de l'art celte, qui la distingue
définitivement de l'art des autres civilisations, est la domination
de motifs anthropomorphes ou issus de la nature, tels que les entrelacs, et
une tendance à l'abstraction.
L'archéologie nous renseigne quant à elle sur un autre aspect
important du monde celte : l'importance de l'artisanat, qui explique aussi
une domination des arts mineurs, tels que l'orfèvrerie, dans les arts
celtiques. De plus, nombre des innovations du monde celte qui ne sont pas des œuvres
d'art, telles que l'enclume ou le tonneau connaissent un succès mérité dans
le monde romain.
Quel héritage nous ont laissés
les celtes ?
Les invasions successives et la création d'États volontiers
autarciques ont entraîné le déclin de la civilisation celte
et une séparation durable de ses composantes.
Malgré tout, l'Europe conserve un très fort héritage
celtique dans la toponymie, permettant aux historiens et aux géographes
de recréer le paysage historique de l'Europe il y a de cela plusieurs
millénaires.
Les Celtes nous ont également transmis un patrimoine linguistique,
avec une domination encore actuelle de la langue orale sur la langue écrite,
et une richesse dans les arts décoratifs, avec un style de motifs uniques
en Europe.
Il est fréquent d'entendre parler de « musique celtique »,
même si le manque de sources rend difficile à identifier ce qui
provient du fonds celtique initial.
Depuis le XIXe siècle, un mouvement culturel est né, qui vise à retrouver
ou à recréer une dynamique interceltique, essentiellement par
des échanges linguistiques, sportifs et artistiques (notamment la cornemuse
qui se décline selon les régions).
Parmi les événements remarquables qui concrétisent cette
volonté, on peut citer :
Au XVIIIe siècle apparaît en Grande Bretagne un mouvement néo-druidique
:
En 1717, l'Irlandais John Toland institue l'Ancient
Druid Order ; en 1781, Henry Hurle crée à Londres, l'Ancient
Order of Druids.
En 1792, Iolo Morganwg fonde à Primerose Hill, la Gorsedd (mot qui signifie
trône, assemblée), qui est à la base du bardisme gallois.
La branche bretonne a été officiellement fondée le 1er
septembre 1900 à Guingamp.
Les néo-druides se rassemblent en gorsedd, ils se prétendent
héritiers des druides de l’Antiquité, mais ils sont le
plus souvent considérés comme des mouvements maçonniques
ou de quête spirituelle. La hiérarchie reprend celle des anciens
: druide, barde, ovate.
Au XXe siècle : la reprise de jeux interceltiques et la création
du Festival interceltique de Lorient.
À l'origine centré sur les Îles Britanniques et la Bretagne
armoricaine, le mouvement s'élargit actuellement à de nouvelles
régions d'Europe qui revendiquent leurs racines celtes et les mettent
en avant. Ainsi depuis les années 90, les Asturies et la Galice, régions
d'Espagne, se rendent régulièrement aux manifestations interceltiques,
en vertu de l'origine celtique de leur population.
Pour résumer
:
En France, dans la moitié ouest de la Bretagne, le breton, bien qu'en
déclin, se transmet encore de parents à enfants ; il est aussi
enseigné dans les écoles Diwan et Div Yezh ; la cornemuse bretonne
est le biniou.
En Grande-Bretagne : le cornique, en Cornouailles,
s'y est parlé jusqu'au
XVIIIe siècle ; revivifié, il est maintenant reconnu en tant
que langue régionale d'Angleterre.
L'écossais (ou gaélique d'Écosse) est encore la langue
natale dans certains endroits comme les îles de Skye et de Raasay, où les
panneaux sont bilingues.
Au Pays de Galles, un quart de la population
parle encore le gallois ; cette langue est enseignée à l'école et dispose d'une médiatisation
grandissante par la télévision ou les journaux.
En Irlande, le gaélique irlandais (Irish), est une des deux langues
officielles avec l'anglais, et est encore la langue maternelle de certaines
régions comme le Connemara et les îles d'Aran. l'irlandais a constitué une
marque de résistance contre l'occupation anglaise. La cornemuse irlandaise
porte le nom de uillean pipe.
La Galice a fait connaître la cornemuse galicienne appelée gaita
(voir par exemple Carlos Nuñez).
Le phénomène identitaire touche aussi les « communautés » d'origine
celtique émigrées dans des pays Outre-atlantique, comme les États-Unis,
le Canada et même l'Amérique Latine, où le nombre et
la notoriété des artistes s'inspirant de la musique « celtique » (en
fait, irlandaise ou écossaise) ne cesse de croître, à l'image
de la célèbre canadienne Loreena McKennitt.
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L'astrologie
Celte ou Druidique : présentation
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